Abri Roche d’Ortomont
Ici en 1944, durant plus d’un mois et demi, 2 parachutistes du 2nd Special Air Service Regiment (SAS) furent cachés, hébergés, soignés, protégés par un couple d’habitants de Pierre Percée, M. & Mme LE ROLLAND habitant au pied de cette colline.

Adresse :
Depuis la mairie, suivre la route vers le sud sur 70 mètres. Au carrefour suivre le balisage triangle jaune jusqu’au pied de la Roche d’Ortomont, puis descendre légèrement sur la droite (nord / nord-ouest) sur 25 mètres et contourner la roche par la gauche (par l’ouest).

La Grotte d’Ortomont sur Google Maps
Les faits :
Après son parachutage avec le Lt. Col. FRANKS, le 01 sept., sur la DZ près de Veney, le Capt. WHATELY-SMITH accueille le Major Denny REYNOLDS sur une nouvelle DZ proche de Neufmaisons dans la nuit du 06 au 07 septembre. Le matin du 09, le Lt. Col. FRANKS envoie les deux officiers pour trouver une nouvelle base principale, dans la mesure où celle du moment, près de Pierre Percée, est menacée par les Allemands fouillant les environs. Deux heures plus tard, le camp de FRANKS est attaqué et le groupe principal est obligé de partir, perdant ainsi toutes ses réserves.
Alors qu’ils sont séparés du groupe principal, REYNOLDS et WHATELY-SMITH sont attaqués par une patrouille allemande. Au cours de l’engagement, le Major REYNOLDS est blessé à l’avant-bras gauche et à la tête ; raison pour laquelle ils ne peuvent se rendre au PRV prévu en cas de problème. Malgré des messages radio répétés pour donner un nouveau PRV aux deux officiers, le contact n’a pas pu être rétabli.
Ils trouvent quelques jours plus tard de l’aide auprès de Marie et Frédéric LE ROLLAND de Pierre Percée. Après guerre, le couple LE ROLLAND rédigera son journal dont on retrouve un transcription sur le site de la commune de Pierre Percée : https://www.pierre-percee.mairie54.fr/fr/marie-et-frederic-le-rolland-leur-journal-des-faits.html
Extrait de : The SAS and LRDG Roll of Honour 1941-47 – by Ex-Lance-Corporal X, QGM :
- D’après son propre journal, Myrhiam LE ROLLAND, une infirmière expérimentée, a été sollicitée par M. MICHEL, l’après-midi du 10 septembre, pour s’occuper des deux officiers alors réfugiés dans les bois non loin de Xapénamoulin où réside M. MICHEL. Myrhiam diagnostique à REYNOLDS un bras cassé et infecté, et effectue des visites quotidiennes pendant les trois jours suivants, durant lesquels les hommes dormaient dans une cabane en rondins. Ils sont vus dans les bois par une femme susceptible de parler, en conséquence de quoi Myrhiam et son mari Frédéric les déplacent à Pierre Percée et les cachent dans un petit abri de 1914, creusé dans les Roches d’Ortomont sur la colline boisée au-dessus de leur maison. Les LE ROLLAND s’occupent d’eux aussi bien qu’ils le peuvent jusqu’au 30 octobre, à leurs risques et périls, conscients du danger représenté par les Allemands qui sont logés dans leur propriété. Lorsque REYNOLDS eut repris assez de force, les deux hommes attaquent des véhicules de transport allemands avant de revenir dans leur grotte.
Les deux officiers font une première tentative infructueuse de traverser les lignes près de Bertrichamps. Frédéric LE ROLLAND réussit à ce moment-là à informer FRANKS par l’intermédiaire du garde-chasse de Celles-sur-Plaine, M Alcide CHERRIER, de l’endroit où ils se trouvent. C’est par ce même moyen que le Lt. Col. FRANKS leur dit de faire profil bas et d’attendre l’arrivée des Américains. Mais dans leur hâte de se battre, ils veulent cependant faire une nouvelle tentative.

Le 8 octobre, FRANKS se rend avec son groupe dans la vallée de Celles et tente une nouvelle fois, malheureusement en vain, de contacter REYNOLDS et WHATELY-SMITH avec qui il a réussi à échanger des messages un peu plus tôt, toujours avec l’aide de Frédéric LE ROLLAND et Alcide CHERRIER. Le 11 octobre, le groupe de FRANKS part pour traverser les lignes américaines, sans REYNOLDS et WHATELY-SMITH.
Les deux officiers partent finalement vers 17h00 le 30 octobre, guidés par une dame Marie LEBLANC, par un chemin « sûr évitant les postes allemands », pour atteindre Raon L’Etape qui est alors presque la ligne de front. Ils empruntent la route principale et sont alors capturés le jour même dans les environs de La Trouche.
Les hommes :



L’abri d’Ortomont :



