Maj REYNOLDS

Major Denis Bingham REYNOLDS – 130586 – 2 SAS

  • Parachuté sur la DZ Pré Barbier nuit du 06/07 septembre 1944.
  • Le matin du 09 septembre, le Lt. Col. FRANKS envoie le Major REYNOLDS et le Capt. WHATELY-SMITH reconnaitre une nouvelle base près de Pierre Percée. Deux heures plus tard, le camp de FRANKS est attaqué et le groupe principal est obligé de partir.
  • Alors qu’ils sont séparés du groupe principal, REYNOLDS et WHATELY-SMITH sont attaqués par une patrouille allemande. Au cours de l’engagement, le Major REYNOLDS est blessé à l’avant-bras gauche et à la tête, les deux officiers se retrouvent alors séparés du groupe principal.
  • Ils trouvent quelques jours plus tard de l’aide auprès de Myrhiam et Frédéric LE ROLLAND de Pierre Percée qui vont les soigner, nourrir, héberger durant plus d’un mois https://operationloyton1944.org/pierre-percee/
  • Les deux officiers font une première tentative infructueuse pour traverser les lignes près de Bertrichamps. Frédéric LE ROLLAND réussit à ce moment-là à informer FRANKS par l’intermédiaire du garde-chasse de Celles-sur-Plaine, M. Alcide CHERRIER, de l’endroit où ils se trouvent. C’est par ce même moyen que le Lt. Col. FRANKS leur dit de faire profil bas et d’attendre l’arrivée des Américains. Mais dans leur hâte de se battre, ils veulent cependant faire une nouvelle tentative.
  • Capturé le 30 octobre en compagnie du Capt. WHATELY-SMITH, alors qu’ils tentent une nouvelle fois de rejoindre les lignes américaines.
  • Lieu: La Trouche.
  • Initialement conduits à Celles, puis à Allarmont le 31 octobre et à Cirey sur Vezouze le 1er novembre, ils sont amenés au camp de Schirmeck le 04 novembre, où REYNOLDS et WHATELY-SMITH sont placé dans une cellule à côté de celle du Lieut. DILL. Les trois officiers sont alors récupérés par le SS Sturmscharführer SCHOSSIG pour être interrogés et torturés à la maison Barthelemy, le PC du Kommando ERNST à Saales. Ils sont peu de temps après renvoyés à au camp de Schirmeck.
  • Quand le camp de Schirmeck est évacué devant l’avance des alliés le 22 novembre 1944, les prisonniers américains et britanniques, ainsi que des civils sont déplacés au camp de Rotenfels en Allemagne, banlieue de Gaggenau.
  • Exécuté le 25 novembre 1944.
  • Lieu : Gaggenau au niveau d’un cratère de bombe à proximité de l’usine Daimler Benz, forêt Erlich. https://operationloyton1944.org/gaggenhau/
  • Les 14 hommes abattus ce samedi 25 novembre 1944 sont initialement, et sommairement, enterrés dans le cratère de bombe où ils ont été abattus.
  • Exhumé fin avril par les premiers éléments français parvenus à Gaggenau, et enterré le 13 mai 1945 non loin de là, à l’entrée du cimetière forestier de Gaggenau, au niveau d’un carré d’honneur où sont creusées 27 tombes.
  • ID confirmée et validée le 16 juin 1945, grâce aux plaques d’identités trouvées sur le corps lors des exhumations effectuées par le Major BARKWORTH et 2SASWCIT.
  • Exhumé une nouvelle et dernière fois le 05 juillet 1948 pour être transféré au cimetière militaire britannique de Dürnbach, où il est inhumé le 09 juillet 1948.

Len OWENS, un radio du PHANTOM, déjà parachuté sur l’opération avant l’arrivée de REYNOLDS, se rappelle lors d’une interview en 2010 :

Le major REYNOLDS est celui pour lequel un message a été reçu indiquant qu’il allait être parachuté avec son chien appelé TINKER, et le colonel FRANKS a dit : « On ne veut pas d’un chien ici ! » Alors Peter BANNERMAN et moi avons dû monter en haut de la montagne, à environ deux kilomètres de là, pour installer la radio …/… Mais nous ne pouvions rien faire d’autre que de coder le message prioritaire, et de le renvoyer en Angleterre qui aurait alors à le transmettre à l’escadron pour lui demander de contacter l’avion et lui demander en aucun cas de parachuter un chien. Mais nous ne savions pas si le message avait été reçu, bien sûr aucun chien n’a été parachuté, le message avait dû passer … mais il prenait son chien avec lui partout où il allait et il lui avait même ″appris” à être parachuté, alors il avait décidé que lorsqu’il serait parachuté ici, il allait venir avec … FRANKS a failli devenir fou !

They stay alive as long as we remember them.