DZ Etoc

Nuit du 31 août/1er septembre 1944.

Après l’arrivée ‘retardée’ des premiers renforts, groupe du Major POWER parachuté 25 kms trop à l’ouest, le Lt. Col. Brian FRANKS, chef de corps du 2nd SAS Regiment vient en personne prendre le commandement de OP Loyton. Il est parachuté ici dans la nuit du 31 août au 1er septembre avec 23 autres parachutistes.

Sur la route départementale D 167A, 200 mètres après la sortie sud Veney (54540) prendre à gauche (est / sud-est) à la patte d’oie direction Neufmaisons sur la route communale, et poursuivre sur 250 mètres jusqu’au point côté 320.

1er avion :

2ème avion :

Extrait du rapport d’opération du Lt. Col. FRANKS :

Mon équipe a quitté l’aérodrome de Fairford peu après minuit, dans deux Stirling. Le trajet s’est déroulé sans problème et les sticks des deux avions ont été largués sur la DZ près de Veney, en V 320850. Quelques hommes ont atterri dans les arbres, et ont tous eu des difficultés avec leurs gaines individuelles. L’équipe s’est rapidement regroupée autour des lumières de la DZ. Les containers ont été largués en même temps, l’un deux a explosé et mis le feu à la prairie. J’ai été accueilli sur la DZ par le Capt. DRUCE et également un grand nombre de Français qui faisaient un bruit incroyable. Cependant, le Capt. DRUCE semblait avoir la situation sous contrôle, et la récupération des containers sur la DZ était dans un premier temps bien organisée.

Rapport de Gaston PLOUSSARD, garde forestier, résistant :

Il est environ 17 heures, nous poursuivons nos recherches dans les bois, nous sommes 5 qui avons la tâche de retrouver le parachutiste égaré, tout à coup dans un taillis nous entendons remuer, nous nous approchons et là nous trouvons à genoux, révolver au poing, le 25ème parachutiste qui nous tenait en respect. Nous lui crions « France-Angleterre ». Mais il hésite à la vue de ma tenue verte de forestier, alors à nouveau je lui dis « France ». Il se lève et remet son révolver dans sa gaine.

Nous le saluons, il nous serre la main, il parait heureux de trouver des amis, c’est un lieutenant du 2ème SAS il nous demande combien a-t-on retrouvé de parachutistes. Nous lui disons 24, il nous fait comprendre qu’il est le dernier.


They stay alive as long as we remember them.